dimanche 13 mars 2022

9. Contre le "nihilisme" sémantique wittgensteinien: une théorie constructiviste logique des relations sens-usage. Un exemple d'application en philosophie des sciences sociales

 Lectures préalables

R. Brandom, Perspectives sur le pragmatisme, chapitre 6, trad. française inédite.

P.-H. Castel, Mais pourquoi psychanalyser les enfants?, Cerf, 2021, Introduction.

Lectures complémentaires

L. Wittgenstein, Recherches philosophiques, §1-32, trad. française, Gallimard, 2004.

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(Enregistrement de l'exposé

(Enregistrement de la séance)

A/ Introduction: le scepticisme ironique rortyen pris à bras-le-corps

1. Wittgensteinien, mais pas trop: le pragmatisme n'est pas essentiellement "thérapeutique". Conséquences pour la théorie de la signification (et de la représentation après Rorty, comme notion sémantique, et non plus psychocognitive). La notion de relation sens-usage (RSU).

2. Hégélien, en revanche, toujours plus: comment, techniquement parlant, articuler le développement historique de l'expérience (au sens pragmatiste), autrement dit l'explicitation conceptuelle des règles implicites aux pratiques sociales? La métaphysique des intellectuels de notre temps?

3. Ce que fait Brandom, et ce qu'il ne fait pas. L'intérêt pour une logique des relations sens-usage (donc pour un pragmatisme "analytique"), plus que pour une anthropologie philosophique de la connaissance, ou une socio-histoire des concepts. L'idée d'une philosophie des sciences sociales expressiviste: sens des concepts et usages déterminants de ces concepts liés aux pratiques sociales des psychanalystes d'enfant. Vers un débordement du métaphysique vers les activités concrètes des agents connaissants?

B/ L'argument constructiviste logique de Brandom: des RSU de plus en plus complexes

1. La suffisance P-V (pratiques -> vocabulaire). 

2. La suffisance V-P (vocabulaire -> pratiques).

3. La combinaison décisive: "... celle qui s’établit entre un vocabulaire V’ et un vocabulaire V quand V’ est VP-suffisant pour spécifier les pratiques ou les aptitudes P, pratiques et aptitudes elles-mêmes PV-suffisantes pour déployer le vocabulaire V. Cette relation-VV’ est produit de la composition de deux RSU de base. Quand elle se produit, je dirai que V’ est un métavocabulaire pragmatique pour V."

4. Le bootstrapping pragmatique expressif (strict). C'est l'antidote brandomien au recours classique à la Tarski dans la sémantique "analytique", où le métalangage est expressivement plus fort que le langage-objet. Brandom et le "Père Noël hilare": un cas purement syntaxique (chomskyen), aux sources de l'"IA pragmatique". Contre le computationnalisme de Fodor et l'IA "symbolique". (Juste un exemple sémantique: les indexicaux!)

5. Une application intra-philosophique de l'argument: Sellars sur la dépendance de "semble" à "est", ou encore de l'observationnel à l'inférentiel, qui est en fait une dépendance fondée sur une dépendance pragmatique (la relation de dépendance nécessaire des deux V est articulée à la relation de dépendance nécessaire des pratiques de déploiement des deux V).

6. La suffisance P-P et l'élaboration algorithmique: comment Brandom "logicise" in fine la relation entre le savoir et le savoir-faire. Une façon d'apprivoiser l'idée wittgensteinienne de projection pratique.

7. Au terme de ce processus: la logique elle-même n'est rien d'autre que l'explicitation réflexive de nos savoir-faire rationnels. "Selon moi, toute pratique discursive autonome doit inclure les performances ayant les significations pragmatiques d’assertions et d’inférences (qui, comme je le défendrai, viennent ensemble et forment un tout indivisible). Je pense en fait que cette condition nécessaire-PP sur toute pratique suffisante-PV pour déployer de manière autonome un vocabulaire, peut être aussi utilement traitée comme suffisante — en d’autres termes, comme distinctive des pratiques discursives en tant que discursives." Ainsi la logique permet de dire explicitement (de codifier sous forme de conditionnels) ce que, sinon, nous ne ferions que faire en suivant des règles implicites (celles des inférences matérielles).

C/ Une autre instanciation de ce raisonnement expressiviste, d'un point de vue épistémologique (et non logico-sémantique et métaphysique)

1. Qu'est-ce qui serait suffisant-PV, puis suffisant-VP pour décrire la psychanalyse d'enfant en action? Pas un problème de métaconcepts, mais de concepts "de terrain" (empiriques), dans des pratiques d'inférence matérielle qui sont l'ordinaire de la clinique.

2. Vocabulaire-cible: "fantasme", "symptôme", "refoulement" (retour du refoulé), "traumatisme" "transfert", etc. Pratiques suff-PV: associer librement (faire des lapsus), rêver, se remémorer, jouer, etc., mais aussi interprétation "mutative", résolution du transfert, etc. Vocabulaire suff-VP: pulsionnalité, symbolisme, surmoi, compulsion de répétition, complexe d'Œdipe, etc. Métavocabulaire pragmatiquement médié: inconscient sexuel infantile, refoulement (mais "originaire"), espace transitionnel. Mais l'originalité de l'hypothèse vient de ceci que le "jouer" (créer du partenaire) paraît être néc-PP en amont de toutes les pratiques suff-PV en psychanalyse d'enfant.

3. Généralisation de ce schéma à d'autres champs d'enquête: un outil technique pour une sociohistoire pragmatique de la connaissance?


mardi 1 mars 2022

8. Que peuvent nous apprendre les pratiques de l’école maternelle sur l’autonomie moderne ? (B. Peuch)

Lectures préalables

Helmunt Heiland, "Friedrich Fröbel (1782-1853)", Perspectives, vol. XXIII, n°3-4, septembre-décembre, 1993.

Pablo Blitstein & Cyril Lemieux, "Comment rouvrir la question de la modernité?", Politix 2018/3 (n° 123).

Illustrations à consulter

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(Enregistrement de la séance)

A / Introduction

1. Une question anthropologique. Le problème est de comprendre le type de conditionnement social que permet de réaliser les pratiques de l’école maternelle et en quoi celui-ci permet d’amener les enfants dans un régime d’action et d’habitude qui sera reconnu par les acteurs comme celui qu’il faut inculquer aux enfants pour les mettre sur le chemin de l’autonomie.

2. Pragmatisme expressiviste et anthropologie philosophique. Comment les éducateurs explicitent-ils les normes d’autonomies implicites à leur pratique pour modifier leur pratique de façon à les rendre plus autonomisantes ?

3. Penser le processus de transformation des pratiques comme un processus rationnel et historique. 

4. Une perspective comparatiste. On s’intéresse au point de départ de cette sociohistoire du préscolaire pour voir comment, dès les premières institutions préscolaires du début du 19e siècle, les pratiques que l’on y proposait étaient déjà justifiées par les acteurs comme des pratiques d’autonomisation de l’enfant. Points de méthodes.

B / Sociohistoire des salles d’asiles

1. Le modèle britannique. Les premières institutions préscolaires britanniques sont justifiées par leurs fondateurs au nom de l’articulation de deux types de préoccupations sociales assez différentes. La première préoccupation est liée à tous les problèmes que peuvent poser les enfants après la révolution industrielle. La deuxième préoccupation est liée à la Révolution française et à l’inquiétude qu’on les libéraux anglais qu’une révolution ait lieu en Grande-Bretagne. C’est dans ce contexte que ce développe une politique d’éducation visant à moraliser les classes populaires pour stabiliser la société. Les classes enfantines font partie de ce projet.

2. Politique éducative de la Restauration. Pendant la Restauration, en particulier pendant la Monarchie de Juillet, un enjeu politique important est celui de la stabilisation d’une société française perturbée par les révolutions. Si les fondateurs des salles d’asiles reprennent le projet britannique, c’est notamment parce que leur projet d’éducation est très similaire à celui qui est développé en Grande-Bretagne.

3. La leçon de choses. Usage des pédagogiques des images. Ce qui compte ici, c’est la force des images plus que leur vertu mnémotechnique ou heuristique. La leçon de chose comme conversation entre enfants.

4. Le monitorat. Les dispositifs d’éducation mutuelle des salles d’asiles ont été développés en Grande-Bretagne par Bell et Lancaster à la fin du 18e siècle. Chez les Français, la pratique prend une tournure nouvelle puisqu’il n’est plus question de nommer les moniteurs en fonction de leur niveau scolaire. 

C / Sociohistoire des jardins d’enfants

1. Pestalozzi. Pestalozzi est un pédagogue rousseauiste qui sera particulièrement choqué par la Terreur. Pestalozzi formule le projet d’une éducation morale qui n’a pas la forme d’une éducation rationnelle, mais spirituelle. Pour Pestalozzi, la morale est quelque chose qui relève, d’abord, du sentiment, c’est quelque chose d’intuitif qui se développe d’abord dans les liens domestiques. Pour Pestalozzi, les institutions scolaires doivent se modeler sur l’exemple de la famille spirituelle. 

2. Pestalozzi et le pangermanisme. Pestalozzi occupe une place très importante des Discours à la nation allemande de Fichte.

3. De la fabrique de jouets au jardin d’enfants. Fröbel est un élève de Pestalozzi. À la suite d’une série d’échecs, il semble renoncer tout à fait à l’idée d’ouvrir une institution éducative. À la place, il se lance dans un projet complètement nouveau : il ouvre une fabrique de jouets. Mais, rapidement, ouvre une institution, les jardins d’enfants, où l’on éduquera les enfants avec le matériel qu’il a inventé.

4. Les dons et les occupations. Description des trois premiers dons et des occupations. Importance des activités créatives.

5. Le jardinage. Chaque enfant possède un carré de jardin qu’il peut décorer. Importance de l’entraide.

D / Comparaison

1. Modernisation et dénaturalisation de l’éducation domestique. Les institutions préscolaires ont en commun d’articuler l’idée de modernisation avec celle de dénaturalisation de l’éducation domestique.

2. Attention-intention et partenariat. Question du conditionnement social. L’habitus principal que cherchent à développer les pratiques préscolaires correspond à une retenue attentionnelle qui doit déboucher sur une intention. Cette attention-intention est à la base d’une forme de partenariat fondée sur l’entraide.

E / Conclusion

Ouverture. Donner le modèle d’une approche sociohistorique des pratiques préscolaires qu’il faudrait déplier jusqu’à nous.


jeudi 17 février 2022

7. Habermas et Brandom (P.-F. Mouraud)

 Lectures préalables 

Brandom, Robert. « Facts, Norms, and Normative Facts: A Reply to Habermas ». European Journal of Philosophy 8, nᵒ 3 (décembre 2000): 356‑74. 

Habermas, Jurgen. « From Kant to Hegel: On Robert Brandom’s Pragmatic Philosophy of Language ». European Journal of Philosophy 8, no 3 (décembre 2000): 322 55. (traduit en Français, dans Vérité et Justification)

Lectures de fond 

Dewey, John. « Lectures in Social and Political Philosophy ». European Journal of Pragmatism and American Philosophy VII, no 2 (23 décembre 2015).

Raynaud, Philippe. Max Weber et les dilemmes de la raison moderne. Recherches politiques. Paris: Presses Universitaires de France, 1987.

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(Enregistrement de l'exposé et de la discussion)

A/ Introduction

Débat de Brandom et Habermas en 2000 suite à la publication de Making it explicit. la publication récente d'A Spirit of Trust fournit le moyen de revenir sur les aspects plus directement politiques et sociaux implicites dans ce débat. Quel est l’horizon commun à ces deux auteurs ? 

1. La quête d’une philosophie post-hégélienne visant à saisir son temps par la pensée : espace philosophique de la modernité

2. Le tournant linguistique comme dépassement de l’opposition entre objectivisme et subjectivisme

Intérêt de ce débat pour l’étude de Brandom : passage devient explicite entre : 

1. Normativité épistémique pragmatiste : l’épreuve de justification et de critique parce qu’il n’y a plus de critère représentationnel. 

2. Normativité proprement démocratique : normativité démocratique parce qu’il n’y a plus d’autorité ultime naturelle. 

La question du débat : quelle normativité pour penser la raison des Modernes, pour penser l’autonomisation de la raison des Modernes ? 

B/ L’opposition entre normes et faits  

Approche pragmatique : c’est la pratique langagière qui nous renseigne sur l’usages juste des expressions. 

1. Le danger du nivellement des normes et des faits. Les normes, c’est ce qu’on peut transgresser et ce qu’on est appelé à justifier. Qu’est-ce qui justifie les normes sinon les faits ? (cf problème de l’action)

i. Un factualisme normatif

ii. Qu’est-ce le réalisme conceptuel ? 

2. Le danger d’une conception trop peu robuste de l’objectivité. 

i. Contre l’argument de l’accord-communautaire, une enquête sur ladite communauté. 

3. Le danger de l’objectivisme pour la morale et la discursivité 

i. Une conception expressive des normes : les normes permettent d’expliciter des schémas d’inférence, en préservant les habilitations. 

ii. Que devient la communication dans un cadre radicalement non-psychologique et non-représentationnel ?

C/ Le lien entre normativité linguistique et normativité démocratique   

1. L’héritage de la polémique Apel/Habermas. 

- Normativité linguistique : savoir-faire pratique et idée d’une communauté 

- Normativité démocratique : Weber et le processus de rationalisation moderne

Comment qualifier le pouvoir critique de la raison ? (débat avec Apel) : pouvoir critique universelle de la raison ou pouvoir critique herméneutique de la raison. Les règles de la pragmatique peuvent-elles être soustraites à la conversation démocratique ? 

2. Une normativité sociale expressive

La démocratisation ne porte pas seulement sur la procédure de la décision, elle porte tout autant sur son contenu. Autrement dit, la démocratisation porte sur la rationalité elle-même (sa forme et son contenu). 

Brandom : pragmatique normative et sémantique inférentielle comme les deux faces d’une même médaille.  C’est la possibilité pour la pragmatique de prendre en charge des contenus sémantiques qui ne sont plus dès lors contingents. 

3. Qu’est-ce qui s’autonomise dans le monde moderne ? 

La rationalité ne peut être construite à partir de la logique de l’action individuelle : passage d’un schéma communicationnel à deux interlocuteurs à un schéma holiste à trois interlocuteurs. Autonomie non plus comme se rendre responsable devant autrui, mais s’auto-contraindre pour intensifier la collaboration discursive avec autrui. L’autonomie porte avant tout sur la raison.

D/ Qu’est-ce que ce débat change pour une philosophie normative sociale post-hégélienne ? 

1. Le projet post-hégélien d’une histoire de la modernité

Projet post-hégélien d’une philosophie qui a pour vocation d’exprimer son temps par la pensée, c'est-à-dire qui assumerait sa propre historicité. Projet qui suppose que la philosophie entame un dialogue avec les différentes sciences qui participent de cet espace de la modernité. 

2. Quelle normativité pour l’autonomie démocratique ? 

- Habermas : rationalité communicationnelle comme socialité libre de domination 

- Brandom : Hegel et Dewey (idée de « growth » mais définalisé) pour penser l’institutionnalisation sociologique de la liberté individuelle

La démocratie comme forme de vie créative devient la norme de la rationalité. 

3. La philosophie dans l’espace de la modernité

La philosophie doit se moderniser pour assumer sa propre historicité. La rationalisation implique dès lors un critère d’augmentation des liens d’interdépendance, c'est-à-dire de réciprocité de l’autorité et de la responsabilité. 

Geste brandomien qu’on peut essayer de situer en réponse à celui de Habermas : 

- Epistémologie : plus de critère empirique au sens logique (plus de sciences qui tireraient leur autorité d’un critère empirique). 

- Anti-représentationnalisme : anti-individualisme (cf critique de la distinction privé/public).

- Holisme : l’enquête réfléchit le lien entre le conceptuel et le collectif.

E/ Conclusion : la modernité, c’est assumer la rationalisation démocratique. 

Quelle normativité pour penser l’autonomie des Modernes ? La normativité démocratique des Modernes comme figure abyssale et radicalement dénaturalisante : articulation de fins qui n’étaient pas préalablement définies. 

- Plus de figure idéale de l’autorité, plus d’étalon de mesure de l’autorité bonne ou rationnelle. 

- Démocratie expressive liée à la réciprocité des liens d’interdépendance. 

- Autonomisation de la raison dans un cadre démocratique


dimanche 30 janvier 2022

6. Un "amical amendement" à Rorty, ou du "vocabulaire des vocabulaires" à une métaphysique "modeste"

Lectures préalables

R. Brandom, Perspectives sur le pragmatisme, trad. française, chapitre 5.

Lectures de fond

W.O. Quine, "Deux dogmes de l'empirisme", in Du Point de vue logique, trad. française, Vrin, 2003.

R. Rorty, "De l'idéalisme du XIXème siècle au textualisme du XXème siècle" in Conséquences du pragmatisme, trad. française, Seuil, 1993.

R. Rorty, La Philosophie et le miroir de la nature, "Les représentations privilégiées", chapitre IV, trad. française, Seuil, 2017.

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(Enregistrement de l'exposé)

A/ Introduction.

Brandom: de nouvelles "conséquences du pragmatisme", s'il est rationaliste. Les dualismes de la culture moderne selon Rorty. Sous la "synthèse", le retour du dualisme Nature /Histoire (sciences naturelles/sciences sociales)? Conversation et métaphysique "modeste". Le mouvement rationaliste de Brandom vers Habermas.

B/ Les prémisses rortyenne du concept de "vocabulaire"

Quine/Sellars contre Carnap. Ce que Rorty a dit du matérialisme éliminativiste et en quoi ce n'est pas une thèse "neurophilosophique" objectiviste (les Churchands). Les vocabulaires contre les théories représentationnistes.

C/ Normes et causes: le grand partage

1. Rorty excessivement relativiste? Le problème de la vérité et des faits "avant que nous n'existions" (rappel de Dewey). Le problème de la communauté où tous croient quelque chose de faux.  La distinction claimings/claimable.

2. La croyance vraie, même si elle n'est pas justifiée: ses conséquences épistémiques. Sexeurs de poussins, experts en poterie précolombienne, etc. La distinction believings/believables.

3. Comment passer des représentations au vocabulaire des vocabulaires?

Les paradoxes du vocabulaire-"outil": il sert à créer des nouveautés, et ses fins sont définies à l'intérieur de son usage même. Les deux dangers qui le guettent: historicisme téléologique et naturalisme réductionniste. Seul le pragmatisme corrige l'un par l'autre.

D/ Politiques de Rorty et de Brandom

1. Vocabulaires privés et publics selon Rorty: une thèse libérale, l'incompatibilité des vocabulaires de la justice et de l'autonomie individuelle.

2. Brandom contre Rorty: les normes linguistiques et la créativité reposent sur une liberté "positive" (Kant). Contre l'opposition des deux vocabulaires de la justice et de l'autonomie individuelle.

E/ Conclusion

Brandom, rationaliste, mais aussi "modernisateur": la métaphysique modeste comme production de vocabulaires pour les intellectuels d'aujourd'hui.